Un jour j’écrirai un article

1 novembre 2011

Cet article a été rédigé sans relecture. Tout s’explique.

Il est 00h37, je veux aller me coucher mais ma voisine s’est mise en tête de prendre des douches aussi tard que moi. Ce qui à la base relève de la performance mais passons. Résultat  la salle de bains est indisponible et je suis contraint d’écrire un article pour le blog. En effet après avoir regardé le dernier épisode de « Bref », perdu mon temps devant Facebook pendant 2heures, avoir essayé de travailler, mangé des pates et fait mon planning de sorties de la semaine, s’occuper du blog devient un impératif.

Le principal évênement marquant a été mon « road-trip » en Scandinavie pendant 5 jours. Danemark-Suede-Norvege-Danemark. C’était super chouette. Pas mal d’anecdotes en tout genre dont celle ci : à un station essence norvégienne en pleine cambrousse, un norvégien a commencé à me poser des questions du style « tu connais Jesus? » .Discussion assez surréaliste comme vous pouvez vous en douter qui s’est terminée par un « Jesus bénisse votre voyage ». Voyage qui s’est déroulé sans encombres grâce à quelques coups de pouce de la providence mais ca c’est une autre histoire. J’ai déjà publié des photos du roadtrip sur facebook et j’en mettrais sur le blog à l’occasion. J’en profiterai pour donner plus de détails sur la Norvège et tout et tout.

La salle de bains est libre, je finis donc cet article ici!

A bientôt

Une falaise pas comme les autres...

 

Velkommen til Danmark : 1ère partie : les stéréotypes

17 septembre 2011

Quatre semaines se sont écoulées depuis mon arrivée au Danemark, il est temps de partager quelques unes de mes péripéties. Avant cela je dois répondre à une question qui, j’en suis sûr, vous brûle les lèvres : « Pourquoi le Danemark? ».  Question pertinente à laquelle je vais m’efforcer de répondre, en m’inspirant de ce que j’ai pu dire aux danois à ce sujet. Mon argumentation se basera sur une suite d’articles dont le premier détaille les stéréotypes sur le Danemark. Je garde la surprise pour les autres.

Lorsque l’on évoque le Danemark, plusieurs clichés peuvent venir à l’esprit  (ou pas) :

  • un pays minuscule, balayé par le vent et la pluie, où les éoliennes font partie intégrante du paysage
  • une population composée uniquement de grand(e)s blond(e)s aussi froids que leur environnement
  • le paradis de la petite reine, je parle bien entendu de la bicylette et non de la famille royale danoise
  • …(liste non exhaustive)

En y réfléchissant bien, la plupart de ces stéréotypes se vérifient aisément.

Le Danemark est bien le premier pays  en terme de puissance électrique éolienne installée par habitant. Les danois sont très fiers de leurs éoliennes. Il n’ont d’ailleurs pas hésité à en installer une vingtaine au large de Copenhague, selon une courbe qui flatte l’oeil si elles sont observées depuis le rivage. Cela se fait bien entendu au détriment du rendement global mais qu’importe,  ici on ne rigole pas avec le design. Je confirme aussi le temps extrêmement changeant, mais néanmoins tempéré, au Danemark. Attention : si un danois vous affirme qu’il va faire très chaud, n’oubliez pas votre manteau, le mercure devrait juste attendre les 25°C! Cela ne signifie pas non plus que la pluie sera absente de la journée. En bref il est prudent de prendre un parapluie/poncho ou autre vêtement de pluie pour prévenir ce genre de problème.

Autre stéréotype valide : la plupart des gens sont bien blonds aux yeux bleus. N’allez pas croire que je me fonds dans la masse pour autant ;  mon accent francais me trahit (damned!). Cependant le mythe d

géant scandinave est infondé puisque la taille moyenne des danois est inférieure à celle des francais. Les habitants sont aussi plus loquaces qu’escompté, particulièrement après quelques bières.

Enfin Copenhague est une ville où les vélos ont la priorité à la fois sur les piétons et les voitures! Les bandes/pistes cyclables jouxtent l’immense majorité des routes et il est plus dangereux de traverser une voie cyclable et qu’une route « classique ». Il n’est pas rare non plus de se retrouver pris dans un surréaliste « embouteillage de vélos ».

La suite au prochain numéro!

Question subsidiaire : que peuvent bien prendre en photo ces touristes?

La danoise la plus photographiée au monde

 

Mon palace

22 juin 2011

Pour vous en exclusivité, je vais présenter ma résidence privée avec piscine intérieure, sauna,… Bon je m’emballe un peu et comme vous pouvez vous en douter  mon appartement est plutôt spartiate. Je vous ai déjà raconté que la résidence étudiante où je devais loger initialement prenait l’eau. Selon les dires de mes collègues, j’ai eu beaucoup de chance d’obtenir celle dans où je loge désormais.

Je préfère ne pas savoir à quoi j’ai échappé.

Ma chambre ressemble donc à ca:

C’est le bazar dis donc
C’est pas bien mieux

Ces photos peuvent amener certaines questions auxquelles je m’empresse de répondre :

  • Je suis seul dans une chambre prévue pour deux personnes
  • Les sanitaires/douches/cuisines sont dans des espaces communs
  • J’ai réussi à emprunter une guitare à l’un de mes collègues
  • Je suis toujours aussi bordélique comme vous pouvez le constater

Bon je suis quand même plutôt à mon aise dans cette chambre donc je ne me plains pas (trop). A part ca, la résidence commence doucement mais surement à se vider de ses locataires puisque la plupart des étudiants ont terminé leurs exams. J’espère qu’il va y a avoir du renouvellement. Heureusement qu’il y a mes voisins chinois qui restent toujours dans leur chambre, ne parlent pas et ne sortent jamais (!).

Adaptation

18 juin 2011

Je commence doucement à prendre mes marques à Budapest. Ce matin j’ai enfin pu faire ma première lessive. Le système appliqué dans la résidence est le suivant :

  1. Il faut s’inscrire sur un carnet si l’une des 5 machines à laver est disponible (il y a 1 machine par étage sauf au rez de chaussée).
  2. Il faut donner sa carte d’étudiant et un billet en caution (500 forints minimum donc)
  3. En échange de quoi on a droit à la clé pour ouvrir la salle contenant la machine à laver
  4. Bien évidemment cette clé doit être rendue dans les 5h qui suivent le dépot sinon pas de retour de caution.

Pour ceux qui ont suivi, utiliser une machine à laver est donc gratuit. Etonnant non.  Inutile de dire que j’ai galéré à comprendre l’intérêt de l’étape 2 puisque je croyais que cette somme correspondait au prix du lavage. Bref, je peux maintenant m’habiller décemment.

On m’a fait le reproche d’écrire des articles trop longs et sans photos donc je vais essayer de remédier à ce problème tout de suite.

Tout d’abord je vous présente l’université où j’effectue mon stage, l’Université polytechnique et économique de Budapest, batie en 1782. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me taper l’incruste dans les plus vieux locaux qui sont parait il un vrai dédale.

Suite à une très bonne idée de ma soeur, j’ai créé un album photo sur flickr : ici

Cela permettra de ne pas surcharger ce blog en photos et de ne garder que l’essentiel.

Szia! (« salut » en hongrois)

Arrivée à Budapest : lundi 6 juin

13 juin 2011

Après un réveil (très) difficile, je réalise les derniers préparatifs avant le départ. J’essaye de peser avec fiabilité ma valise par diverses méthodes que je ne citerai pas pour ne pas perdre ma crédibilité de futur ingénieur. Sans trop de conviction, j’en arrive à la conclusion que je vais devoir payer un supplément pour dépassement de la masse maximale autorisée. En effet, l’aiguille indique un malheureux 20,2kg alors que Easyjet facture 12euros le moindre kg supplémentaire. Tant pis, je n’ai plus le temps d’enlever ce qui pourrait être superflu en Hongrie. Je prends mes cliques et mes claques et rejoins la meilleure ancienne ville minière de France (d’après un récent sondage TNS-SOFRES effectué auprès de stéphanois).

Arrivé à la gare de Saint-Etienne, je prends le train en direction de Lyon Part-Dieu après des adieux déchirants avec ma moman, puis la correspondance pour Genève. Petite frayeur au passage : l’avant du train va vers Genève, le milieu du train vers Annemasse et l’arrière vers Evian-les-Bains. La lucidité me faisant souvent défaut à 9h du matin, je vérifie à plusieurs reprises que je suis dans le « bon » wagon.

Une fois en territoire suisse, je commets une première bourde : j’achète un billet de train pour l’aéroport de Genève. Billet que j’avais déjà acheté 5 mois auparavant et qui trainait dans mon sac. Tant pis pour les 3euros de perdu, j’ai pu avoir des francs suisse (qui ne ressemblent à rien au demeurant et qui resteront ad libidum dans un coin de mon portefeuille).
La proximité de Genève avec la France donne l’impression de ne pas avoir quitté le pays des mangeurs d’escargot. La langue la plus couramment entendue est le français, les panneaux et les devantures de boutiques sont en français. Bref, seuls les germanophones ajoutent une touche de dépaysement vocal.

Dans l’aéroport je prends un bon déjeuner franchouillard, baguette saucisson comté cake, assis sur l’un de ces bancs conçus empêcher les clochards de dormir dessus.
Puis arrive le moment tant redouté, l’enregistrement des bagages! Ayant pour habitude de transporter « ma maison » (dixit des sources proches de l’auteur), c’est toujours avec un pincement au coeur que je me sépare, même temporairement, de mes affaires. Surtout que la limitation de masse m’oblige à ruser sur la répartition des affaires. Une fois au guichet, je pose ma valise sur la pesée…22,8kg. Merde!
Une mauvaise surprise que je ne peux expliquer autrement que par un problème de métrologie, eu égard à ma capacité à minorer cette matière. En effet j’ai auparavant demandé gracieusement à du personnel de l’aéroport de peser ma valise et le résultat n’était autre que 20,1kg!
Heureusement, la demoiselle au guichet me demande gentiment si je peux déplacer des affaires de ma valise vers mon sac à dos. Je m’ execute mais la valise pèse quand même 22,2kg. Désabusé, je me prépare à sortir mes euros quand elle répond que tout est conforme. Cool! Les genèvois(es) viennent subitement de monter dans mon estime.
Mis à part ce petit épisode, mon voyage ne recèle pas d’anecdotes croustillantes. Je n’ai pas frôlé la mort durant le trajet en avion, j’ai eu le droit tout au plus à quelques turbulences dues à l’orage dans le ciel de Budapest.

A l’arrivée dans l’aéroport, mon tuteur de stage Csaba (prononcez « Tchaba ») m’attend avec un carton sur lequel est marqué mon nom. Impossible de le manquer, il me salue avec un poignée de main qui ne manque pas de m’écraser les phalanges. Je me demande alors si c’est l’une des caractéristiques du salut hongrois. A l’heure actuelle la réponse serait plutôt positive.
Première surprise : le hongrois est une langue qui n’a aucun point commun avec ses voisines. Inutile de chercher des mots ayant une base commune avec le français et pour cause il n’y en a pas. L’accent est particulier lui aussi. N’ayant aucune connaissance en langues slaves je ne peux pas me prononcer sur d’éventuelles ressemblances avec le hongrois. Je constate seulement que c’est une langue qui n’est pas déplaisante à écouter. Ce n’est ni chantant comme l’espagnol, ni guttural comme l’allemand, c’est…différent.

Une fois à l’université, mon tuteur de stage me présente rapidement mes collègues et le département d’Hydrodynamique. Comme je m’en doutais, l’immense majorité des personnes ont un bon voire un très bon anglais. L’un des professeurs maîtrise même la langue de Molière. Une fois au bureau, le doctorant Csaba (encore un!) qui va m’assister dans mes démarches admnistratives me propose un verre du spiritueux national : la palinka! Un alcool plutôt traitre : similaire à du jus si l’on se fie au goût mais dont le degré d’alcool est cependant assez important. A ce moment précis débarque dans le bureau le directeur du département ! Nous discutons rapidement de vins, francais et hongrois, alors qu’il m’explique son aversion pour la palinka. Ce qui ne m’empêchera pas de terminer mon verre.

Mon collègue me propose ensuite d’emmenager dans mon appartement à 15min à pied de l’université. (Mal)heureusement, les travaux de rénovation de la toiture ne sont pas encore terminés et de l’eau s’est infiltrée dans mon appartement! Après moultes négociations, nous quittons les lieux sans avoir pu me trouver un nouveau logement pour la nuit. A défaut de mieux, je dors donc chez Csaba et occupe le lit de son colocataire, déplacé pour l’occasion. La résidence est super propre vu l’état des sanitaires, assez moderne et en tout cas très agréable. Dommage que je ne puisse pas y séjourner!
Je m’endors difficilement, le vacarme des automobiles et la torpeur ambiante ne me facilitent pas la tâche, en me demandant de quoi sera fait demain…

Préambule

13 juin 2011

Suite à la pression populaire, je crée enfin mon propre blog pour raconter ma vie trépidante. Dans les articles qui vont suivre, vous aurez  donc un aperçu non exhaustif de mes pérégrinations budapestoises effectuées dans le cadre d’un stage de 2 mois à l’Université Technologique et Economique de Budapest.  Ayant adopté un rythme de travail peu soutenu, les publicationsdu blog ne devraient pas s’enchainer à une vitesse folle. N’hésitez pas à me laisser des commentaires (lache tes coms’ dirait l’autre) pour critiquer les fautes d’orthographe, la mauvaise syntaxe ou pour me lancer des fleurs (ca peut arriver).

Et maintenant place au spectacle!